du 02/07 au 02/08/2014

Laure Lernoux

Pour cette exposition, Laure Lernoux présente à la fois des travaux sur plâtre et sur papier. Dans les deux cas, c’est la tension des dépôts avec les limites du format qui marque. Le dépôt n’est jamais là « pour lui-même », et si Laure Lernoux accorde une très grande importance à la « texture », à l’effet de la rencontre de la peinture avec le matériau (soigneusement choisis et décidés), c’est toujours dans le souci de cette tension.

Dans les papiers, la limite est une coupe; coupe remarquée soit dans l’arrêt du dépôt par la réserve, soit dans les « gondolements », effet de l’imprégnation de la couleur dans le papier. Dans les plâtres, la limite est l’arrêt de la coulée de plâtre, en deçà ou par delà les bords d’une planche ou d’une feuille de papier peinte. La couleur est saisie dans le plâtre : le format, ici, devient le dépôt.

A chaque fois, les travaux de Laure Lernoux témoignent d’une interruption : interruption du format, tendu jusqu’à ses limites par le dépôt, et interruption de la couleur devenue limite par l’ « épanchement » du plâtre. Filipe Courbois